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Et si tu pouvais libérer les ressources cachées de ton cerveau ?
Je sais, dis comme ça, ça fait phrase de coach-de-vie-influenceur-instagram 😆
Il y a néanmoins une part de vérité à cela.
Part de vérité qui peut te permettre de booster innovation et performance.
Pour toi-même et pour ton équipe.
Aujourd’hui on explore :
Le playful mindset
En français état d’esprit ludique, il s’agit d’une disposition mentale qui consiste à aborder une situation ou une tâche avec légèreté, curiosité, et ouverture.
Il ne s’agit donc pas de “jouer” au sens strict, mais d’adopter les qualités psychologiques associées au jeu dans des contextes “sérieux” :
Attitude d’exploration (plutôt que de résultat)
Tolérance à l’erreur (tu testes puis ajustes)
Curiosité active
Rapport plus léger aux enjeux (même avec un sujet fort)
Le playful mindset te permet de recadrer des situations, de les transformer, pour les rendre plus intéressantes, stimulantes ou amusantes.
Avant que tu ne penses que j’ai un peu trop fumé la moquette, explorons ensemble :
La science derrière le concept
Plusieurs scientifiques ont exploré la manière dont le jeu pouvait (ou pas) nous servir.
Je voulais t’en partager quelques-uns.
À commencer par Jaak Panksepp, neuroscientifique qui, via son livre Affective Neuroscience (1998,) a montré que le jeu est un système émotionnel primaire du cerveau.
Le jeu n’est donc pas accessoire ou réservé aux enfants.
Notre cerveau est câblé pour le jeu afin de développer l’adaptabilité face à l’incertitude, ou notre intelligence sociale.
Continuons avec Barbara Fredrickson.
Dans son article The role of positive emotions in positive psychology (2001) elle décrit sa théorie Broaden-and-Build (Élargissement et Construction.)
Construisant sur ses travaux précédents, ainsi que sur les travaux d’autres chercheurs en psychologie,
Elle montre que les émotions positives (joie, fierté, satisfaction, etc.) augmentent la flexibilité mentale, et donc élargissent le spectre des pensées, actions, ou solutions qu’on peut envisager.
Ces émotions réduisent également le stress, permettant de transformer un échec en apprentissage et d’enrichir nos compétences.
De l’autre côté du spectre, les émotions négatives (peur, colère, etc.) “rétrécissent” notre vision et dirigent notre attention pour se focaliser sur le traitement d’une menace perçue ou supposée. (Cf. ce rappel sur l’attention.)
Il y également le chercheur René Proyer dont les travaux montrent également des corrélations entre esprit ludique et bien-être, créativité, et performance (académique et professionnelle.)
Dans un article de 2017, il décrit le modèle OLIW pour mesurer le playfulness (esprit ou caractère ludique) chez l’adulte.
Les quatre axes du modèle sont :
Other-Directed : être tourné vers les autres, aimer jouer avec d’autres, chercher à réduire les tensions, viser les relations sociales,
Lighthearted : prendre les choses légèrement, voir la vie comme un jeu, éviter de trop s’inquiéter des conséquences futures, aimer l’improvisation,
Intellectual : aimer jouer avec des idées et des pensées, aimer résoudre des problèmes et imaginer des solutions,
Whimsical : être fantaisiste, trouver de l’amusement dans des situations étranges, facilité à trouver quelque chose amusant au quotidien.
Ce découpage permet de définir le caractère ludique chez l’adulte non pas par “jouer à des jeux” mais plutôt à savoir cadrer ou recadrer son environnement.
Dernier point, l’état d’esprit ludique peut aussi, dans une certaine mesure, être rapproché de :
La théorie du Flow de Mihály Csíkszentmihályi : le fait d’être dans un engagement total dans une tâche, et d’y trouver du plaisir,
La théorie growth mindset / fixed mindset de Carol Dweck que j’évoquais dans cet article.
Passons désormais à ce qui va te servir le plus :
Les bénéfices au travail
Je pense que le premier bénéfice que tu auras déjà identifié concerne la créativité et l’innovation.
L’état d’esprit ludique permettant d’élargir le champ de nos pensées et la curiosité, il va évidemment favoriser une pensée divergente, la capacité à générer des idées multiples et originales.
Il permet également de réduire la peur du jugement ou de l’échec, ce qui libère l’expression d’idées non conventionnelles ou d’associations d’idées inattendues.
Le deuxième grand bénéfice concerne la réduction du stress et la gestion de situations difficiles.
Savoir recadrer son environnement permet d’envisager des situations difficiles sous plusieurs angles.
L’aspect lighthearted permet également de prendre du recul et d’activer l’humour pour désamorcer un conflit naissant.
Côté performance, avoir un état d’esprit ludique plus élevé est associé à plus de proactivité, un engagement plus fort dans son travail, et obtenir plus de satisfaction professionnelle. (Comme pour la théorie du Flow de Csíkszentmihályi)
Pour l’apprentissage, la prise de risque associé à une vision plus légère de l’échec permet d’expérimenter, de se tromper, de recommencer, et donc d’affiner son apprentissage.
Sans compter que voir l’acquisition d’une compétence comme un jeu permet d’être plus engagé et donc plus rapide à acquérir une compétence.
Dernier point, la collaboration n’est pas en reste car l’état d’esprit ludique se combine avec une volonté de créer du lien avec les autres, et à réduire les tensions au travers d’une action commune.
Quand je te disais que tu pouvais libérer les ressources cachées de ton cerveau pour booster innovation et performance 😄
Je pense qu’avec tout cela, tu es prêt pour le :
Défi de la semaine
Cette semaine, lorsqu’une situation arrivera dans ton quotidien, demande-toi comment tu pourrais trouver du plaisir dans cette situation.
Que ce soit en la rendant grotesque, en réduisant les enjeux, en suspendant ton jugement critique, ou autre.
Note si tu perçois des différences dans ta créativité, ton engagement, ou ta gestion du stress.
Et surtout, partage-moi les résultats 🙃
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