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Dans le dernier article, ainsi que dans d’autres plus anciens,
Je te partageais comment nos automatismes de pensée peuvent nous limiter sans que nous ne nous en rendions compte.
Aujourd’hui, je te propose d’explorer l’inverse !
En avant avec :
Une histoire de pompier
Dans les années 1980, aux États-Unis,
Une équipe de pompiers est appelée pour un feu domestique.
La cuisine à l’arrière d’une maison dans une banlieue chic a pris feu.
Le lieutenant et son équipe procèdent de manière habituelle :
Ils entrent,
Ils localisent l’origine du feu,
Ils arrosent le feu pour l’éteindre.
Soudain, le lieutenant ordonne à toute l’équipe d’évacuer immédiatement la maison.
Quelques secondes après que tout le monde soit sorti,
Le plancher de la pièce où ils se trouvaient s’effondre.
L’origine du feu n’était pas dans la cuisine comme les pompiers le pensaient originellement.
Elle était situé au sous-sol, juste en dessous de la cuisine.
Et de l’équipe…
S’ils étaient restés quelques secondes de plus, les pompiers se seraient retrouvés dangereusement piégés au cœur de l’incendie.
Cette histoire est racontée par Gary Klein, chercheur en psychologie.
Elle provient des entretiens qu’il a mené dans le cadre de ses recherches.
Il ne partage néanmoins pas les détails exacts (dates, noms) pour raison d’anonymat.
Même si nous n’avons pas d’éléments factuels pour vérifier l’origine de l’histoire, je fais néanmoins confiance au chercheur pour l’avoir retranscrite au plus proche de la vérité.
Pour revenir au cœur de l’histoire, grâce à quoi cette équipe a-t-elle eu la vie sauve :
6ème sens ?
Intervention divine ?
Ou simple coup de chance ?
C’est plus subtil que ça…
Si tu as lu le chapitre bonus de mon livre, tu sais déjà de quoi je vais parler.
(Et si tu parles encore de “6ème sens” je t’invite à lire cette édition 😆)
Le pouvoir de l’intuition
Gary Klein a orienté ses recherches sur la prise de décision dans des contextes extrêmes et intenses.
Pompiers, urgentistes, policiers, sportifs de haut niveau…
Il voulait savoir comment ils prennent leurs décisions ?
Et surtout : comment façonnent-ils leur intuition ?
Dans le cas du lieutenant pompier,
Il aurait été incapable d’expliquer sur le coup pourquoi il a ordonné une évacuation immédiate.
Il n’a pas été capable de l’expliquer juste après non plus.
Il a fallu attendre une séance de débriefing pour que lui-même arrive à mettre le doigt sur les éléments qui ont orienté sa décision :
Le feu faisait moins de bruit que prévu,
Il avait une sensation de chaleur inhabituelle,
L’effet de l’eau sur les flammes ne correspondait pas au schéma habituel.
Son intuition avait parlé.
L’expression véritable d’une compétence devenu inconsciente.
(Cf. cet article pour un rappel sur le sujet.)
Je pourrais continuer à développer sur l‘intuition mais ce n’est pas le propos de cet article.
Le plus important ici est ailleurs :
Lorsque les automatismes nous sauvent
L’intuition, ou plutôt l’expertise inconsciente du lieutenant pompier a sauvé la vie de chaque membre de son équipe.
Si son cerveau n’avait pas développé ces automatismes,
Si son cerveau n’avait pu les activer en quelques millisecondes,
L’histoire aurait été tragique.
Si tu me suis, tu sais que je partage beaucoup sur la manière dont notre cerveau,
Au travers de ses automatismes de pensée,
Peut nous amener à agir de manière irrationnelle, ou
À nous tromper dans nos décisions.
J’espère également que tu as pu mesurer la nuance avec laquelle je partage ces propos.
Car comme le montre cette histoire,
Tous nos automatismes de pensée (biais cognitifs et autres) ne sont pas néfastes par nature.
Cela dépend du contexte.
Je ne vais pas te redire à quel point notre cerveau va vite (je l’ai fais ici 😉)
Son mode de fonctionnement est extrêmement efficient :
Il nous permet de naviguer dans le monde sans dépenser beaucoup d’énergie.
Par exemple : réfléchis-tu où mettre ton pied gauche lorsque tu marches ?
Sauf problème de mobilité, non.
Tu le fais de manière automatique et irréfléchie.
La question primordiale est donc :
Quand puis-je me laisser porter par mes automatismes ?
Et quand dois-je m’en méfier ?
Après tout, pour reprendre l’exemple de Roger Bannister dans l’article précédent,
La limite des 4 minutes était-elle néfaste ?
Pour les coureurs, bof. Ça se discute.
Mais si cette même limite avait été utilisée pour établir des conclusions en anatomie ou en médecine,
Ou utilisée en politique pour élaborer des lois,
Probablement que oui.
Pour aller plus loin
Tu peux retrouver une partie des travaux de Gary Klein sur les pompiers ici.
Et pour savoir quand faire confiance à son intuition, le chapitre bonus du livre est un bon départ. (Désolé pour l’auto-promo 🙃)
Défi de la semaine
Cette semaine, prends quelques minutes pour t’observer :
Quand prends-tu des décisions rapidement ?
Quand agis-tu sans réfléchir ?
Et analyse :
Pourquoi ai-je agis rapidement ?
Est-ce une expertise inconsciente ?
Si oui, comment l’ai-je développée ?
Si non, quels sont les éléments qui ont joué dans ma prise de décision ou dans mon action ?
Je pense que cela te sera profitable.
N’hésite pas à me partager tes découvertes ! Ça m’intéresse toujours 😁
Tes commentaires m’intéressent !
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Ce que tu as apprécié,
Ce que tu as détesté,
Ce que tu as testé,
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Ce qui a bloqué,
Ce dont tu aimerais que je parle dans une prochaine édition.
Je suis à ton écoute et je te répondrai avec plaisir.
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